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Hasta siempre Comandante …

Nous voilà dans la dernière étape de notre voyage … Cuba.

Ah cuba, ce pays est bel et bien unique et ne ressemble à aucun de ceux que nous avons déjà traversés.

Coincé 60 ans en arrière, il surprend avec sa culture particulière, sa propagande (maintenant usée jusqu’à la corde), ses belles voitures retro, son architecture coloniale colorée mais délabrée. On découvre à chaque coin la splendeur d’antan qui régnait ici sous les effluves de rhum et de tabac.

 

La chaleur du peuple est à la hauteur de sa pauvreté et on y redécouvre l’entraide et la discussion … Ici pas d’internet, pas de technologie de pointe, on répare tout avec ingéniosité et on discute avec son voisin depuis le pas de sa porte.
Que ce soit à la Havane ou en milieu rural, tout le monde possède son petit « rocking chair » devant chez soi. Et sous la chaleur accablante du soleil quand la langueur se fait sentir, chacun prend place dans ce siège pour observer et débattre des morceaux de vie dont il est témoin.
Les déplacements sont difficiles à Cuba et sur les routes désertes nous croisons calèches, vaches et bicyclettes.

Nous avons adoré ce pays même s’il est extrêmement déconcertant avec son système à double vitesse pour les touristes (la majorité des paiements pour les touristes est effectué dans une monnaie conçue spécifiquement pour eux, le Pesos Cubain Convertible. De plus, les hôtels contrastent fort avec les logements et le niveau de vie de la population).

 

Nous avons apprécié nous balader dans les vieux quartiers de la Havane et nous perdre dans les quartiers non touristiques. Nous avons évidement visité une fabrique de cigares et l’ancienne distillerie du célèbre rhum Havana Club.

Nous avons aussi passé d’agréables retrouvailles avec Laurence, Farfa et mon arsouille de filleul (il est vraiment trop mignon :p). Encore merci à eux de nous avoir transbahutés en excursions dans leur petite Peugeot de location et  avoir partagés avec nous leur bons plans.

On a donc pu faire de chouettes randonnées dans la vallée de Viñales et de Trinidad dont une en « caballo » (c’était une première et on n’a même pas eu mal aux fesses ;)).

Étonnamment le paysage de l’arrière pays est fort ressemblant à celui du Laos (ca doit être dû à la géologie calcaire commune aux deux ;)), palmier, marais, cascades et « mogotes ». Par contre, ils ont aussi de magnifiques plages et des spots assez sympathiques pour faire du snorkeling ;).
Nous nous sommes d’ailleurs bien relaxés à la plage les derniers jours.

Ah Belgique, notre plat pays magnifique, nous avons hâte de te revoir enfin.
On vous dit donc à très bientôt (Préparez vos barbecues, qu’on fasse la fête ;)).

 

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Pura Vida …

Nous avons profité de nos derniers jours en Equateur pour visiter Quito et ses alentours.
Au programme, balade dans la ville (qui semble s’étendre à l’infini dans une vallée étroite), visite de la Mitad del Mundo (la moitié du monde, sur la ligne de l’équateur) et marchandage sur le plus grand marché d’artisanat d’Amérique du Sud (et on veut bien le croire).

 

Ces derniers jours furent agréables et reposants. L’Equateur a été un vrai coup de coeur et ce fut un immense plaisir que de découvrir ce pays.

Nous avons quitté l’Equateur pour le Costa Rica où nous devions passer 2 semaines mais nous avons raccourci notre séjour la-bas.
En effet, nous avons trouvé peu d’intérêt à visiter le Costa Rica. Les principales activités sont l’observation de la nature et des animaux, les volcans et les plages, or nous avons déjà vu pas mal de volcans et d’animaux. Ajoutez à ça le fait que la vie est chère et que le pays est Américanisé à outrance, nous avons vite pris la fuite.

Le Costa Rica est sans doute un très beau pays mais nous n’étions plus dans les conditions pour pouvoir en profiter pleinement.

Nous avons donc juste passé une semaine sur place, de quoi visiter San josé et le parc Manuel Antonio.

Nous avons quand même pu observer un paresseux, ce qui nous a ravis.

Nous terminons donc notre voyage avec 3 semaines à Cuba où nous retrouvons Laurence, Farfa et Lucas pour partager des mojitos et vivre au rythme Cubain.

Au cœur du volcan Quilotoa

Après avoir quitté l’Amazonie et ses 30°C, nous arrivons au village de Quilotoa, 2000 mètres plus haut, 20 degrés en moins et sous une brume mystérieuse et cauchemardesque. Après une nuit « glaciale » selon Flo (mais il est vrai que le poêle à bois situé au pied de notre lit n’a pas bien fonctionné), nous nous réveillons avec un beau soleil et c’est avec enthousiasme que nous entamons notre journée. Une randonnée de 11km qui fait le tour complet du cratère du volcan Quilotoa avec un pic à 3900 m. Heureusement, le volcan est aujourd’hui inactif et la lave incandescente a laissé place à une superbe lagune turquoise.

Nous aurons de la chance, le soleil et les nuages se succéderont sans cesse pour nous offrir de sublimes effets de couleur et de lumière sur la lagune. Le parcours le long de la crête n’est donc qu’émerveillement … et un peu d’effort car il consiste tout de même en une succession de montées et de descentes.

Même les  lamas nous auront fait le plaisir de venir nous saluer et d’agrémenter joliment ce décor déjà superbe.

Nous avons vraiment apprécié cet arrêt avant Quito car malgré tous les magnifiques paysages déjà rencontrés dans notre voyage, nous avons pu encore une fois être émerveillés.

Zanja Arajuno

Ça fait quelques temps qu’on avait envie de faire un peu autre chose que de voyager uniquement pour nous. Sur 9 mois, le voyage peut devenir un peu stérile de sens et nous commencions à avoir l’impression de tomber dans la pure « consommation » – visiter pour visiter. Comme dirait Damien, on souffre du syndrome de la peur de passer à coté de quelque chose (enfin surtout pour Flo).

De plus, ça peut paraître étrange mais nous commencions à souffrir un peu du manque de travail et ressentions le besoin de nous rendre utile.
C’est donc à point nommé que s’est présenté la possibilité de faire un volontariat d’une semaine dans un refuge pour animaux en Amazonie… Chance, on adore les animaux et on avait envie de voir un peu l’Amazonie.

Medardo, le responsable du refuge est donc venu nous chercher à Puyo et nous a expliqué le fonctionnement de ce dernier. On loge dans une petite cabane en bois qu’on partagera avec Marianna, une autre volontaire super sympa avec qui on a passé la majeure partie de la semaine.

Le travail consiste à s’occuper (principalement alimenter) de plusieurs agoutis, d’un paca du nom d’Amélia :D, de tortues, de caïmans, d’un ara et de trois perroquets verts ainsi que d’une multitude de petits singes complétement fous.

La majorité des animaux est présente en réhabilitation (et ils seront un jour relâchés dans la nature) ou simplement dans l’incapacité de survivre seule dans la nature suite à des blessures, mauvais traitements, etc.

On doit aussi entretenir les infrastructures et les sentiers mais les tâches sont relativement simples et nous laissent beaucoup de temps pour nous observer la nature, discuter, nous baigner dans le ruisseau d’à coté (garanti sans piranhas), jouer avec les animaux de compagnie de la famille et en apprendre d’avantage sur les coutumes des communautés vivant en Amazonie (la boisson à base de yuka/manioc n’est vraiment pas conseillée ;)).

Le moment le plus attendu de la journée étant l’arrivée des petits singes écureuils (ardillo). Ils sont terriblement mignons mais aussi incroyablement chenapans dès qu’il s’agit d’attraper une banane.
C’est un plaisir de jouer avec eux ainsi qu’avec les autres singes plus timorés qu’on a pu apercevoir (tamarin monkey et wooly monkey).

Après une semaine passée au centre, on se sent vraiment bien et d’attaque pour terminer notre voyage en beauté.

Equateur – ama la vida

Après avoir traversé la frontière du Pérou, nous arrivons à Cuenca en Equateur.
Cuenca possède une histoire coloniale riche et un joli centre ville. De plus, elle est entourée de magnifiques montagnes et jouit d’un bon climat. Mais comme on dit ici : »il n’y pas de saisons en Equateur mais on peut toutes les retrouver en une journée ».

La ville est aussi le berceau de la fabrication du fameux chapeau « Panama », extrêmement utile pour se protéger des rayons ardents du soleil (presque directement au zénith du lever au coucher, il est ici particulièrement brulant).
Nous avons fait la connaissance de Fabrice dans un petit bistro français et nous en avons profité pour faire la visite de la ville avec lui.

Nous ne sommes cependant pas restés longtemps à Cuenca et nous avons repris le chemin vers Baños (de Santa Agua). La ville situé au pied du Volcan Turungahua (5023 m) est au centre de l’Equateur et facile d’accès. Elle compte de nombreux bains thermaux ainsi qu’une multitude d’activités d’aventure.

Nous avons fait quelques jolies randonnées dans les environs dont une belle grimpette jusqu’à la casa del Arbol, d’où l’on peut se balancer dans le vide (même Dada qui a le vertige a aimé l’expérience). Lors de cette randonnée, nous avons pu apercevoir de nombreux panneaux et balises du Baños PETZL Trail qui est en fait un évènement majeur dans la cité et avait lieu le même jour (20, 50 et 80 km avec des dénivelés de fou). En fait, on s’est rendus compte qu’on avait effectué une grand partie du parcours des 20 km mais en marchant et c’était déjà dur.

Nous avons aussi bien profité des bains thermaux aux effluves de soufre cicatrisantes (très bénéfique pour soigner la blessure au genou de Flo). C’est aussi le rendez-vous dominicale des petites vieilles et des familles (attention les yeux, gare aux seins qui pendent au détour des couloirs).

On finira notre séjour à Baños par la route des cascades, une petite balade en vélo avec plusieurs arrêts pour aller explorer les environs et admirer les belles cascades du coin. Bref, nous avons vraiment aimé Baños, d’autant plus qu’on s’y est vraiment reposé.

C’est plein d’énergie qu’on se dirige vers Puyo en Amazonie pour vivre une nouvelle expérience : le volontariat.

Escale à Cuzco

Après un long – très long – voyage en bus, nous traversons la frontière chilienne et nous nous arrêtons quelques heures à Arequipa afin de reprendre des forces pour nous diriger enfin vers Cuzco (soit après 3 jours :)). La ville est sympathique et nous prenons plaisir à déambuler dans les rues d’autant plus que le soleil est présent. On en profitera aussi pour visiter le couvent-ville Sainte-Catherine.

Nous nous sommes ensuite arrêtés quelques jours dans la magnifique ville de Cuzco (afin de planifier notre excursion au Machu Picchu) située à plus de 3400 mètres d’altitude, autant vous dire que le moindre effort se fait ressentir.

Entre shopping (oui, oui on a pensé à vous), escapade sur le marché (dégustation de ceviche), shopping (Florence possède à présent une collection de lamas très impressionnante), balade gourmande (pour les connaisseurs, j’ai à nouveau pu goûter les bons burgers de chez Bembos – les empanadas – les pollos asados et même un petit resto bio qui sert du très bon filet d’alpaga). Bref, on a pris du bon temps.

Après un petit passage chez le cordonnier pour retaper nos chaussures, nous avons pris un mini-van pour rejoindre Hydroélectrico et commencer notre rando pour atteindre la fameuse montagne sacrée du Macchu Picchu.

Hé ben la randonnée fut plus proche de l’exploit sportif que de la petite balade champêtre.

En effet, une fois à Hydroélectrico, 11 kilomètres le long de la voie ferrée nous séparent d’Agua Calientes. La petite ville est principalement touristique et sert d’étape nocturne avant d’attaquer la montagne au petit matin.

On se lève à 4h du matin pour gravir,  dans le noir, la chaleur et l’humidité, les nombreuses marches qui nous séparent du site Inca du Macchu Picchu. Après 1h d’effort et 500 m de dénivelé, on arrive enfin à l’entrée du site où nous rejoignent les innombrables bus remplis de familles, de personnes âgées et aussi … de gros paresseux.

[ C’est la qu’on se dit qu’à l’époque, il fallait le mériter pour contempler la beauté de ces sites majeurs … Maintenant, tout est servi tout cuit sur un plateau aux touristes … C’est un bien pour les personnes se déplaçant difficilement et pour qui ce genre de sites étaient auparavant inaccessible. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’à nouveau une partie de la magie s’envole avec toutes ses infrastructures… ]

Bref, ça n’est pas fini pour nous. On n’entame avec énergie pour Damien (et dépit pour Florence) l’ascension de la « Montaña » (autrement dit « le Macchu Picchu). Et s’est parti pour une nouvelle rafale d’escaliers, encore 500 m de dénivelé et avec la pluie par intermittence . La vue sur le site en contrebas est magnifique. Malheureusement pour nous, 10 secondes avant d’arriver au sommet un énorme nuage nous bloquera la vue (Pas grave, la vue ne devait pas différer énormément 5 m plus bas). Grande pensée pour Farfa et Laurence lors de cette ascension qui a scellé leur vie de couple (Farfa, je n’imagine pas le stress que tu devais avoir en plus de l’effort ;)).

Après avoir atteint le sommet, on redescend évidement tout dans l’autre sens et on enchaine directement par la visite du site – escaliers – lamas – ruines – escaliers – photo – temples – escaliers – lamas … On chope au passage les informations données par les guides aux groupes de touristes et on s’émerveille à chaque coin de pierre de la grandeur du site et de l’ingéniosité du peuple Inca.

Pas le temps d’assimiler tout ça qu’on doit déjà redescendre au pas de course sur Agua Caliente et refaire la route vers Hydroélectrica, où notre bus de retour vers Cuzco nous attend.

Il est 15h et nous aurons crapahuté presque 11h sans s’arrêter. C’est donc complétement vidés mais heureux que nous avons repris le bus.

Le Macchu Picchu est bien sans conteste une des plus belles merveilles du monde.

Après tous ces efforts et ces émotions, on se pose à nouveau à Cuzco quelques jours avant de prendre l’avion pour la frontière du Pérou, direction l’Equateur.

Du Paradis à la Lune …

On a continué notre route vers Valparaiso (la Vallée du Paradis) pour y passer le weekend de Pâques. Les chiliens ayant congé, le weekend à Valparaiso a donc été particulièrement calme. On a vraiment apprécié de déambuler dans les petites ruelles pentues de la ville entre les maisons colorées, le port, les vieux funiculaires et les graffitis (ce n’est pas les « nique la police » que l’on peut apercevoir habituellement).

Par contre, on ne devait pas être très réveillé à la sortie du bus pour Valparaiso car Flo y a oublié sa veste de pluie. On a donc du refaire un arrêt à Santiago pour faire du shopping avant notre bus pour San Pedro de Atacama.

San Pedro de Atacama est une petite ville dans le nord du Chili, en plein désert, et principalement destinée au tourisme … Une vraie industrie. Nous en avons juste profité pour planifier la fin de notre voyage, chose peu facile… Néanmoins, nous avons assisté à un petit cours d’astronomie au milieu du désert sans pollution lumineuse, et pu observer les différentes constellations de la fameuse milky-way ;). Très intéressant, même si ce n’est pas toujours évident de comprendre et suivre les cours en anglais d’un féru d’astronomie. On en a également profité pour faire, à vélo, la vallée de la lune.

Au programme, découverte de cavernes/mines de Sel, paysages désertiques, arides, lunaires (elle porte bien son nom, la vallée) et parfois effrayants, surtout pour Florence qui semble avoir été perturbée au point de perdre le contrôle de son VTT. Plus de peur que de mal, elle s’en tire avec quelques hématomes et somptueuses griffes qui feraient rougir un puma.

Notre prochaine étape au Pérou, direction le Machu picchu, avant de rejoindre l’Equateur.

–> Félicitations à Flo et Ben et bienvenue à Manon dans ce monde compliqué mais merveilleux 🙂